La vérité nue sur les personnages mystères
Alors que Laurent cisèle intrigue et personnages, il est grand temps de vous présenter ce qu’il se trame au 207, rue de Tolbiac. Niché au bas d’un escalier, secret à souhait, l’atelier de Svend Andersen recèle les clés d’un laboratoire encore fumant consacré tout entier à la recherche visuelle dysmopolienne.
© Svend Andersen avec Laurent Bazin, masque signé Manon Choserot
Au commencement de cette aventure était une rencontre, entre deux fous de théâtre et de mondes fantastiques. L’un écrivait une fable et dessinait d’inquiètes créatures. L’autre, photographe, se proposa d’entrer dans l’histoire avec ses films, ses lumières, et ses millions de pixels. Sans plus tarder ils décidèrent de travailler, ensemble, à créer des images. Des images qui interrogent avec leurs moyens propres le rapport au corps et la représentation de soi.
Ces images existent par elles-mêmes et nourrissent l’univers de la pièce, qui, à mesure qu’elle prend forme, nourrit à son tour les images. Depuis bientôt deux ans, cette recherche à plusieurs mains parvient, sinon à dire, du moins à capter les enjeux divers qui sous-tendent la démarche des aspirants candidats à la chirurgie plastique.
© Svend Andersen avec Laurent Bazin, masque signé Manon Choserot
Pourquoi vouloir changer de visage? Pourquoi n’aime-t-on pas ce bras, ces oreilles, cette paupière un peu fébrile? De l’insatisfaction à la psychose, Dysmopolis explore cette crainte de l’apparence disgracieuse qui porte un nom, lorsqu’elle est maladie: DYS-MORPHO-PHOBIE.
© Svend Adernsen avec Laurent Bazin
Chaque séance de travail met en scène ces folies, plus quotidiennes qu’il n’y paraît, interprétées par des comédiennes aux intuitions miraculeuses.
La “femme poisson” est née d’une réflexion autour de la perception pathologique d’une partie de son corps comme élément animal. Et de manipulations d’objets divers en associations d’idées, un oeil globuleux s’est transformé en oeil de poisson.
La série des “Christine”, du prénom de la comédienne qui s’est prêté au jeu, explore le face à face d’un visage avec lui même, dans le dépouillement d’une quête quasi hygiénique.
© Svend Andersen avec Laurent Bazin
Alors que le texte et les personnages de Dysmopolis verbaliseront et incarneront ces questionnements, ce qui importe ici, tu l’as bien compris, n’est-ce-pas, c’est “aller directement à l’image”. Merci Svend.
Pour en savoir un peu plus sur le photographe, c’est par là: www.svend.fr …En attendant l’exposition Dysmopolis dont les détails déferleront en escadrille dans un tout prochain post.






